Le principe, en une phrase
Les chiffres sont calculés, le texte est rédigé, et les deux ne se mélangent jamais. Un modèle de langage n'est pas fiable pour compter : il produit des nombres plausibles, ce qui est exactement le pire défaut possible dans un rapport d'évaluation. Il est en revanche capable d'écrire un récit clair à partir de résultats qu'on lui fournit.
Toute la méthode découle de cette séparation. Vos réponses sont analysées par un moteur de calcul déterministe, qui produit un registre : chaque valeur y porte un identifiant unique. La rédaction ne voit que ce registre et ne peut citer un chiffre qu'en le référençant. Avant le rendu final, chaque nombre du texte est rapproché du registre. Ce qui ne correspond pas est corrigé ; ce qui ne se rattache à rien est signalé.
Concrètement : si le rapport écrit « 78,4 % des bénéficiaires se déclarent satisfaits », ce 78,4 % a été calculé sur vos réponses avant d'être écrit, puis revérifié après. Il n'a jamais été « estimé » par le modèle.
Les huit étapes d'un rapport
La rédaction n'est pas un appel unique à un modèle. Elle se déroule en phases successives, dont chacune répond à un risque précis de la production automatisée. Vous intervenez à deux d'entre elles, et ce ne sont pas les moins importantes.
| Étape | Ce qui s'y passe | Le risque qu'elle couvre |
|---|---|---|
| 1. Indicateurs | Chaque indicateur de votre cadre logique est rapproché de la question qui le mesure, et des réponses qui comptent comme « atteint ». | Un indicateur mesuré sur la mauvaise question, ou oublié. |
| 2. Sélection | Les questions analysables sont triées et regroupées en parties. Chaque question écartée porte un motif. Celles qui restent dehors sont relues une seconde fois, le plan sous les yeux : celles qui avaient leur place quelque part y sont replacées. | Une question utile écartée sans que personne ne le sache. |
| 3. Plan (vous) | Vous relisez le plan avant le moindre calcul : vous cochez, décochez, renommez les parties, déplacez les questions. | Analyser autre chose que ce qui vous intéresse. |
| 4. Réflexion | Les croisements qui méritent d'être regardés sont identifiés, avec les hypothèses qu'ils permettraient de tester. | Un rapport descriptif qui ne croise rien. |
| 5. Analyses | Chaque tableau est calculé, puis lu. Les résultats alimentent un registre de valeurs identifiées. | Des chiffres approximatifs. |
| 6. Approfondissement | Une seconde passe revient sur les premiers constats et creuse ce qui en ressort réellement. | Passer à côté de ce que les données montrent vraiment. |
| 7. Vérification (vous) | Opti' vous soumet ses lectures, ses paradoxes apparents et sa compréhension de vos annotations. Vous validez, précisez ou écartez. | Que le rapport affirme une interprétation que le terrain contredit. |
| 8. Rédaction | Le rapport s'écrit section par section, puis sa synthèse, ses recommandations et son annexe. | Un texte qui se répète ou se contredit d'une section à l'autre. |
Vous suivez ce déroulé en direct pendant la génération : l'étape en cours, le nombre d'analyses faites sur le total, et les constats au fur et à mesure. Une génération interrompue reprend là où elle s'était arrêtée.
Ce qui est calculé, ce qui est rédigé
La frontière est nette, et c'est elle qui rend le rapport vérifiable. Voici ce qui tombe de chaque côté.
Calculé, sans intervention d'un modèle
- Tous les pourcentages, moyennes, effectifs et croisements.
- Les tableaux de l'annexe, exhaustifs, y compris les questions non commentées dans le texte.
- Les résultats des indicateurs, au regard de leur cible.
- Les figures : leurs barres, leurs axes et leurs valeurs.
- La marge d'erreur indicative, à partir de la taille de l'échantillon.
Rédigé par le modèle, à partir de ces calculs
- Le récit de chaque partie, et le résumé exécutif.
- L'analyse transversale, la conclusion et les recommandations.
- Les intitulés des figures, qui reformulent vos questions.
- La note de méthodologie, à partir de vos propres indications.
Les vérifications, une par une
Chaque chiffre cité est rapproché du registre
Pendant l'analyse, chaque valeur calculée reçoit un identifiant. La rédaction cite ces identifiants, et un contrôle final compare le nombre écrit à la valeur enregistrée. Trois issues : confirmé (le nombre correspond), corrigé (le nombre est remplacé par la valeur réelle), ou signalé (le nombre ne se rattache à aucune valeur et n'est pas affiché comme vérifié). Le compte des trois vous est donné à la fin de la génération.
Vous pouvez remonter à la source de n'importe quel chiffre
Dans le rapport, les chiffres vérifiés sont soulignés. Les survoler affiche d'où ils viennent : la question analysée, le croisement, le groupe concerné, le mode de calcul, et le tableau complet de la ligne. Cette traçabilité voyage avec le document exporté en HTML, sans connexion.
Vos annotations priment sur la lecture des chiffres
Une note que vous avez écrite sur une question pendant l'analyse est traitée comme une vérité de terrain, prioritaire sur toute lecture spontanée du tableau. Si votre note explique qu'un groupe « perçu comme exclu » ne répond simplement pas aux critères de sélection, le rapport n'a pas le droit de le présenter comme victime d'une exclusion, ni de fonder une recommandation là-dessus.
L'annexe est exhaustive, et indépendante du récit
Chaque question analysée figure en annexe avec toutes ses désagrégations pré-calculées, y compris celles dont le corps du rapport ne parle pas. Un lecteur qui doute d'une affirmation peut aller voir le tableau lui-même. L'annexe ne passe par aucun modèle : c'est le reflet direct du calcul.
Les figures sont lisibles, y compris par un lecteur daltonien
Les couleurs des séries sont vérifiées par le calcul, et non choisies à l'œil : écart de teinte suffisant pour les trois formes de daltonisme, saturation minimale pour qu'aucune ne se lise grise, et valeurs affichées sur les marques pour que la couleur ne soit jamais la seule information. Au-delà de huit groupes, les suivants sont regroupés plutôt que de recevoir une couleur déjà utilisée.
Ce que le modèle n'a pas le droit de faire
- Inventer un chiffre. Il ne peut citer que des valeurs du registre, et ce qu'il cite est revérifié après coup.
- Annoncer un résultat dans le titre d'une figure. Un titre qui dit quoi voir avant qu'on ait regardé se trompe un jour sur deux : les intitulés reformulent la question, jamais la réponse.
- Contredire une note de terrain ou une réponse que vous avez donnée à la phase de vérification.
- Introduire un sujet absent des données. Une analyse porte sur la question posée et sur ses réponses, pas sur ce qu'un modèle sait par ailleurs du secteur.
- Présenter une hypothèse comme un fait. Une explication possible est formulée comme telle.
Les limites, dites franchement
Une méthode qui ne dit pas ses limites en cache une. Voici les nôtres.
- Le calcul est exact, l'interprétation reste une lecture. Un écart entre deux groupes est un fait ; l'expliquer est une hypothèse, et le rapport la formule comme telle.
- Une corrélation n'est pas une cause. Le rapport croise des variables, il n'établit pas de causalité, et ne doit pas être lu comme s'il le faisait.
- La taille de l'échantillon commande la prudence. Un écart mesuré sur un groupe de douze personnes n'a pas le poids d'un écart mesuré sur trois cents. Les effectifs sont affichés partout, précisément pour cela.
- La qualité du rapport dépend de la qualité du questionnaire. Une question mal posée produit une réponse exacte à une mauvaise question.
- La relecture humaine n'est pas une formalité. Elle est la dernière étape de la méthode, pas une option après elle.
La relecture humaine
Un rapport rédigé avec l'assistance d'un modèle n'engage personne tant qu'un humain ne l'a pas relu. C'est pourquoi chaque rapport exporté porte, en fin de document, un bloc de validation : la personne qui l'a relu l'atteste, indique son nom et sa fonction, et enregistre le document signé. Une relecture se fait souvent à plusieurs : autant de relecteurs que nécessaire peuvent y figurer.
Ce bloc n'est jamais coché d'avance. Une case pré-cochée ne vaudrait rien, et prétendrait le contraire.
Le fichier enregistré est une copie définitive : la mention de relecture y est figée, sans champ de saisie ni bouton, et ne peut plus y être modifiée. C'est une attestation de relecture humaine, portée par le document ; ce n'est pas une signature électronique certifiée, et Opti' ne le prétend pas.
Vos données
Les contenus sensibles sont chiffrés côté serveur en AES-256-GCM. Aucune donnée de collecte n'alimente l'entraînement d'un modèle. Le détail du dispositif, les sous-traitants et les droits associés sont décrits sur la page IA éthique et protection des données.
La production des rapports s'inscrit dans le module Opti Gemba, qui couvre la mission MEAL du cadre logique au rapport final.
Questions fréquentes
Les chiffres du rapport sont-ils produits par l'intelligence artificielle ?
Non. Tous les chiffres viennent d'un calcul effectué sur vos réponses, et non du modèle de langage. Le calcul produit un registre où chaque valeur porte un identifiant. La rédaction ne fait que citer ces identifiants, et chaque chiffre du texte final est ensuite rapproché du registre : confirmé, corrigé, ou signalé comme non vérifiable. Un modèle de langage n'est pas fiable pour compter ; il l'est pour écrire. La méthode sépare les deux.
Que se passe-t-il si l'IA interprète mal un résultat ?
C'est précisément ce que la phase de vérification cherche à éviter. Avant d'écrire une seule ligne, Opti' vous soumet les lectures qu'il s'apprête à affirmer, les chiffres qui les fondent et les explications alternatives possibles. Vous validez, corrigez ou écartez chacune. Vos réponses deviennent des consignes prioritaires pour la rédaction, qui ne peut plus les contredire. Une baisse de satisfaction peut venir d'une rupture de stock : l'IA ne peut pas le savoir, votre équipe si.
Puis-je modifier le rapport après sa génération ?
Oui, entièrement. Chaque paragraphe se modifie directement dans le document. Chaque figure peut être renommée, changée de type, recalculée sur une autre question ou une autre désagrégation, ajoutée ou retirée. Le plan d'analyse lui-même se valide avant le moindre calcul : vous cochez, décochez, renommez les parties et déplacez les questions.
Le rapport indique-t-il qu'il a été rédigé avec une IA ?
Oui, sur sa couverture, avec un lien vers cette page. Et en fin de document, un bloc permet à la personne qui l'a relu de l'attester et de le signer. Un rapport produit avec l'assistance d'un modèle n'engage personne tant qu'un humain ne l'a pas relu : le dire fait partie de la méthode.
Mes données servent-elles à entraîner un modèle ?
Non. Les contenus sensibles sont chiffrés côté serveur en AES-256-GCM, et aucune donnée de collecte n'alimente l'entraînement d'un modèle. Le détail du dispositif est sur la page consacrée à l'IA éthique et aux données.
Quelles sont les limites de la méthode ?
Elles sont réelles et nous les écrivons. Le calcul est exact, l'interprétation reste une lecture : une corrélation n'est pas une cause, et un écart entre deux groupes peut tenir à la taille de l'échantillon. Le rapport le signale quand l'effectif est faible, mais il ne remplace pas le jugement de quelqu'un qui connaît le terrain. La relecture humaine n'est pas une formalité, c'est la dernière étape de la méthode.